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22 décembre 2007 6 22 /12 /décembre /2007 09:15
La famille De Haas s'envole lundi 24 décembre pour 10 jours au Laos. Suivez leurs aventures sur http://laos2007.over-blog.com !


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25 août 2007 6 25 /08 /août /2007 08:41
Tag-autour-d-une-ecole-01.jpgLe tag dont j'ai parlé dans un précédent article (voir image ci-contre), ne représente absolument pas Jésus. Il s'agit de d'un saint très important pour les Serbes : St.Sava. Le nom de l'ecole est d'ailleurs "St.Sava" aussi.

Ivana, qui a rectifié mon erreur, m'a également envoyé quelques infos a son sujet : "He was a son of King Stefan Nemanja, lived in 12th century. Apart from ensuring the independence for Serbian orthodox church, he put great emphasis on education. That's why all schools celebrate the day dedicated to this saint as their biggest holiday and lots of them are called Sveti Sava".

Merci Ivana !
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23 août 2007 4 23 /08 /août /2007 21:31

Je suis encore remplie de ma matinee avec Sejad (voir article precedent) et suis un peu frustree. Dans l'avion qui quitte Sarajevo et qui survole la ville, grosse bouffee d'emotion.

Ce sejour m'a definitivenent touchee. Il a ouvert de nouveaux horizons, et notamment un horizon oriental qui m'etait alors completement etranger. C'est sur, la Turquie est sur la liste de mes prochaines destinations.

J'ai eu une chance inouie de rencontrer beaucoup de gens : des serbes, des croates et des bosniaques, des bosniens et des etrangers. Des gens engages et d'autres un peu moins. Des jeunes et des moins jeunes. Des pacifistes, des desabuses, des motives... Ce voyage est, je pense, le plus riche que j'ai fait.

Mon voyage n'a dure qu'une semaine, mais j'ai l'impressiom d'avoir bourlingue presqu'un mois. Dans ma tete, il reste un melange d'images (eglises orthodoxes, catholiques, mosquees, icones, ponts, batiments en ruine, morts...), de paroles, d'odeurs (les bureks, les travaux, le goudron, la pollution, la cigarette), de sensations (la brulure du soleil) et d'emotions.

Je reste malgre tout sur ma faim. J'ai envie d'aller plus loin, de comprendre encore plus, et surtout, de trouver des solutions. Et la, la petite voix d'Ana resonne : "je crois qu'il faut que la communaute internationale arrete de penser qu'elle va sauver tous les petits bosniens. C'est aussi aux gens ici de se prendre en main et de decider de leur avenir commun". Comment faire pour ne pas etre simplement touriste. Peut etre que temoigner permet deja de changer les choses.

Merci a tous ceux qui m'ont accompagnee. Dans la preparation du voyage puis tout au long de ces journees. Un merci tout particulier aux parents et a tous les autres :

Pier-Paolo, qui m'a encourage a partir en Bosnie
Raphael, qui vient realiser un film experimental a Sarajevo
Milene, etudiante a l'ENS Lyon, avec qui j'ai partage une douche
Dem's, etudiant anglais en geologie qui traverse l'Europe
Le grand voyageur berlinois que j'ai rencontre dans le train
Jelena et sa famille bosno-serbe
Damir et son collegue, deux jeunes socialistes bosniens
L'etudiant de Paris 2 qui veut devenir militaire, mais "qui n'est pas facho"
Oriol et Nuria, deux editeurs catalans de livres scolaires
Une jeune espagnole qui tenait son journal intime, croisee a la terrasse d'un cafe de Sarajevo
Laurence, l'anarchiste ecolo et son fils Eddy
Ana, la croato-quebecqoise et Jean-Sebastien, le 100% quebecquois (et fier de l'etre !)
Les deux gerants du Monster's hotel (Belgrde) qui nous ont parle des heures de la Serbie
Adeline, qui galerait dans un voyage en bus Istanbul - Paris
2 jeunes polonais qui faisait un tour des pays de l'Est et qui m'ont invitee a Varsovie
Kerrie et Ross, les deux australiens qui traversaient TOUTE l'Europe
Sejad et toute sa famille
Celine et Guillaume pour les coups de fils et les commentaires
et a tous ceux qui ont croise quelques minutes ma route "Hi", "Hello", "Where are you from ?"... etc

Depuis un petit cyber cafe d'une ruelle sombre de Budapest, je me prepare donc a rentrer a Paris. Pas trop envie en fait... Et si je repartais ?

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23 août 2007 4 23 /08 /août /2007 20:53

A mon arrivee a Sarajevo, je suis accueillie par Sejad, qui travaille de temps a autre pour une association francaise. Cette association a beaucoup travaille pour les enfants et est en train de monter des circuits de tourisme equitable en Bosnie. Avis aux amateurs : www.tourisme-equitable-bosnie.com

Sarajevo---Sejad-et-sa-famille-02.jpg
Sejad est controleur dans la compagnie des tranways de Sarajevo. Il a deux enfants (Aldin et Ajla, environ 8-10 ans). Sa femme est femme au foyer. Il m'explique qu'il est tres difficile de trouver du travail ici. Parfois, on peut trouver un petit job pour un ou deux mois et au final, ne pas etre paye. Lui est assez content, apres 6 ans de contrats precaires, il vient de signer un contrat pour plusieurs annees. Jusqu'ici, son contrat s'arretait chaque annee. Il se retrouvait au chomage pour un ou deux mois et re-signait un nouveau contrat d'un an. La vraie galere.


Aujourd'hui, il a pu prendre un credit, acheter une voiture et, pour la premiere fois depuis la guerre, emmener ses enfants a la mer. Sa maison est perchee sur une des collines qui bordent Sarajevo. Attention, dans les maisons bosniaques, on enleve les chaussures avant d'entrer.

L'hospitalite n'est pas un petit mot. Bien entendu, je paye ma chambre (15 euros) mais quand meme. Ils me pretent leur chambre et dorment dans le salon. Surtout, la femme de Sejad me gave comme une oie. A mon arrivee (22h30), petit gateau avec sirop de fruits rouges fait maison. Puis repas (poivrons farcis). Le lendemain matin, cafe bosniaque (il n'est pas filtre, delicieux) puis petit-dejeuner. Omelettre, saucisse, fromage de Travnik (un bon, cette fois-ci) et de la saucisse fumee. Puis gateau, puis, une heure apres, un epi de mais tout chaud qui vient juste d'etre cueilli dans le jardin. Bref, un banquet permanent.

Sarajevo---Adlin-et-Ajna.jpg

Le lendemain de mon arrivee, Sejad ne travaille pas. Nous passons donc la matinee sur la terrasse, a discuter, en compagnie de ses parents. Sejad est ne en France et y a vecu jusqu'a l'age de 12 ans. Son pere parle encore un tout petit peu francais. Nous discutons beaucoup de la guerre et de la situation en Bosnie.

La politique : Sejad a un temps ete proche du SDP (le parti social-democrate que j'ai rencontre), mais aujourd'hui, il est un peu desabuse. Les politques promettent beaucoup et ne font pas grand chose quand ils arrivent au pouvoir (si Sarkozy pouvait faire pareil...). Pour lui, l'essentiel est d'arriver a assurer une vie correcte pour lui et sa famille.

La guerre : Sejad avait 18 ans au debut de la guerre. Beaucoup des hommes de sa famille sont partis (cousin, oncle, frere). Il a ete mobilise a 19 ans. Il m'a raconte un episode avec les casques bleus, qui leur ont donne du vin. Grosse engueulade apres par son chef. Certains de ses amis on fuit le pays pour se refugier en Espagne ou en Allemagne. Quand ils reviennent aujourd'hui, ils ont beaucoup plus d'argent que la moyenne des gens et sont plus respectes. Va chercher une logique.

Le siege de Sarajevo : Sejad et son pere m'en parlent tous les deux. Periode difficile. Pas d'electricite, pas d'argent, pas d'eau. Un kilo de sucre valait l'equivalent de 50 euros, un kilo de cafe, 75 euros. Quand je sors le livret de l'exposition sur le siege et que Sejad regarde les photos, il dit "oh, j'avais preque oublie". Puis rectifie "non, on n'oublie pas... juste, on passe a autre chose".

Il me raconte que les gens devenaient fous. Il a vu des hommes et des femmes marcher a reculons dans la rue en parlant tous seuls. Une des consequence du siege, selon lui, c'est que les gens ont pris l'habitude de ne rien faire. Pendant 3 ans et demi, ils ne pouvaient ni travailler, ni sortir, ni telephoner, ni ecrire. Remarque qui me fait sourir : pour d'autres, cette soi-disant caracteristique des bosniens (la flemme et le manque d'initiative) est une consequence du communisme...

Autre histoire de guerre : au marche, on pouvait trouver des sachets de farine ou de poudre de poivron. Parfois, il s'agissait en realite de platre ou de briques reduites en poudre. Sejad me dit que les gens pouvaient s'entretuer pour ce genre d'anarques.

Quand il m'emmene a l'aeroport le lendemain (en echange, je lui laisse toute la monnaie bosnienne qu'il me reste), il me montre les differents batiments abimes pendant le siege. Et ceux plutot epargnes : l'immeuble des journalistes, l'immeuble de l'ONU. En me montrant 4 hautes tours qui dominent la ville, il m'explique que les soldats serbes etaient positionnes la haut. J'ai froid dans le dos, soudainement.

Son travail : le boulot de controleur n'est pas facile. Leurs chefs leur donnent des objectifs a remplir. Objectifs a remplir... obligatoirement. Sinon, retenue sur salaire. Donc, pour ceux qui partiraient la bas en vacances, payez votre ticket, sinon, pas de quartier. Beaucoup de gens n'ont pas d'argent et n'ont meme pas de piece d'identite sur eux pour que les controleurs puissent remplir l'amende. Alors les touristes, c'est sur qu'ils ne les loupent pas.

Les communautes : il me donne quelques exemples de choses qui marchent sur la tete. Pour l'enseignement primaire et secondaire en Bosnie, les croates font venir des livres de Croatie et les serbes de Serbie. Certains enfants bosniens apprennent la geographie de la Croatie, d'autres des chants nationalistes serbes ! Il me raconte des engueulades avec des copains controleurs ou chauffeurs de bus croates qui font expres d'employer des mots typiquement croates. Il me raconte qu'a Mostar, les guides croates expliquent aux touristes que le pont s'est ecroule "a force d'usure"... Petit rappel : cette merveille architectural de l'Empire Ottoman a ete bombardee en 1993.

Le pere de Sejad : c'est un vieux monsieur dont le visage tout entier n'est que sourire. Il a fait partie de l'armee. Jusqu'en 1975, le service militaire durait 3 ans. Sur son avant-bras gauche, un tatouage de la "JNA", l'armee yougoslave. La sensation, quelques secondes, de me retrouver a l'epoque Tito. La femme de son pere s'occupe du jardin depuis la guerre. Elle continue encore aujourd'hui.



 

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23 août 2007 4 23 /08 /août /2007 20:39

J'ai quitte Belgrade en train pous rejoindre Sarajevo. Si la liaison a ete retablie depuis quelques mois, elle n'est pas encore tres fonctionnelle. J'ai mis 12 heures pour arriver a Sarajevo. Heureusement, comme toujours dans les trains, les rencontres ont ete nombreuses. Je me demande d'ailleurs pourquoi il existe d'autres moyens de transport que le train. C'est le seul endroit ou l'on peut reellement tisser des liens, avoir des discussions longues et passionnantes et partager a manger ou a boire avec ses voisins.

Je m'arrete devant la "VOITURE RESTAURANT" en me disant qu'il y a un truc qui cloche. En effet, c'est ecrit en francais ! Les wagons sont tous d'origine allemande ou francaise. Rigolo de voir le sigle de la SNCF au milieu de la Serbie.

Dans le premier train, mon compartiment etait rempli de petits vieux bosniens se rendant dans des villes de provinces ou en Croatie. J'ai eu droit a environ 2000 sourires en 4 heures. Plus un sandwich. Genial.

Dans le deuxieme train, j'ai voyage avec deux australiens qui effectuaient un grand tour d'Europe. Et qudn j'ecris grand, c'est vraiment le tour complet (sauf les Pologne, parce qu'il leur fallait un visa). 3 mois de voyage, uniquement en train. Ils etaient bien d'accord avec moi pour dire que les trains serbes et bosniens etaient particulierement lents. Il faut dire que quand les gens a velo vont aussi vite que vous, qui etes assis dans un wagon ou il fait environ 30 degres... c'est plutot etrange.

J'exagere un peu, nous faisions des pointes a 50 km / heure. Et des la frontiere croate passee, nous avons file a un train d'enfer (au moins 100 km / heure). Nous avons admire les eglises orthodoxes de la campagne serbe et les eglises catholiques de la campagne croate. Ce sont les seuls batiments flambants neufs. Je revois Kerrie et Ross (oui, comme dans Friends !) dans un mois, lorsqu'ils passent a Paris. Hebergement et visites au programme.

Pendant que j'ecris, une chanson francaise passe a la radio, ici, dans un petit cyber cafe a Budapest. Vraiment, la France, quelle grande nation !

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22 août 2007 3 22 /08 /août /2007 02:29
Il est trois heures du matin. Apres avoir explique (en anglais), le principe de la laicite et la loi sur le voile a trois jeunes serbes, je vous livre quelques reflexions.

Sur le conflit et ses consequences

Portrait-de-Pavle.jpgGuerre et Paix : beaucoup de discussions eues ou entendues sur la guerre et la situation politique en Serbie. Pavle (un des gerant de l'hotel) ne cesse de parler. Hier, il a raconte qu'il avait envoye son fils (9 ans) dans une colo en Croatie (pour justement lutter contre le repli sur soi de chacun des peuples). Au bout d'une semaine, son fils a du dire d'ou il venait. A partir du moment ou les autres enfants ont su qu'il etait serbe, ils ont cesse de jouer avec lui. Pavle se declare "fini". La guerre l'a mine. Quand on le relance sur le Kosovo ou Sebrenica, on voit ressortir des discours qui ont l'air de sortir tout droit d'un bureau de propagande serbe. Sebrenica ? Ils ont tue des soldats, c'est normal en temps de guerre. Le Kosovo ? Que des gens pas eduques. Plus aucune usine ne fonctionne la bas, car ils n'ont aucun ingenieur. De toutes facon, il n'y a que des mafieux dans cette region de la Serbie. Les Serbes ont quand meme libere tous les Balkans apres la 1ere et la 2eme guerre mondiale, ont donne une constitution aux Balkans, ont cree un grand Etat Yougoslave. A cote, dessin de Pavle.

Politique : l'autre gerant est completement desabuse en ce qui concerne la politique... mais en parle tout le temps. Selon les, les responsables politique changent d'avis tout le temps et ne sont pas credible. Meme si le Kosovo est dans les faits quasiment independant, aucun homme politique ne pourra signer l'independance de cette region, il signerait par la meme occasion son arret de mort.

Situation sociale dans les Balkans, nostalgie de Tito et critiques du communisme : Pavle (toujours lui), nous a un peu parle de la situation des gens ici. Salaire moyen : 200 euros. La population regrette l'epoque de Tito. Depuis, la classe moyenne a disparu, les gens ne s'en sortent pas. La securite sociale, qui couvrait tout le monde gratuitement, ne fonctionne plus correctement.

Ana me parle plus tard dans la soiree de la situation des jeunes en Bosnie. Une partie de sa famille a quitte la Bosnie a la fin des annees 90. Ceux qui restent ici sont pour certains d'entre eux un peu paumes. Les etudes coutent tres cher (sauf pour les eleves excellents pour lesquels l'Etat finance l'inscription). Une inscription a la fac coute 1100 marks (550 euros) alors que le salaire mensuel moyen s'eleve a 600 marks (300 euros). Souvent, les familles n'ont qu'un salaire pour vivre. A cela s'ajoute la corruption du systeme d'enseignement superieur. Pour etre sur d'etre note correctement, un eleve doit prevoir un cadeau ou de l'argent pour son professeur.

Ana est assez critique sur la periode Tito. Selon elle, le communisme a anihile tout esprit critique chez les gens ("Tito disait blanc, c'etait blanc. Et vice-versa"). Certes, les protections sociales etaient fortes mais la propagande aussi. Pas de place pour l'emancipation des individus. Ana est profondement de gauche. Son analyse de la periode Tito est particulierement interessante.


Violence : quelques exemples du cote obscur de la Serbie. Il existe un film serbe (extremiste) ayant pour titre "Villages are beautiful when they are burning". Selon un des gerants de l'hotel "les serbes aiment qu'on leur parle de violence". La devise des supporters de l'equipe de foot de Belgrade est (mauvaise traduction) : "Je mange des morts et apres, je danse sur leurs tombes"... Sympa !

Propagande et television d'Etat : durant la periode Milosevic, les gens dans les campagnes n'avaient les infos que via 2 chaines de tele. Selon le responsable de l'hotel, ils avalaient tout ce qu'on leur racontait.

Examens en Bosnie : en Bosnie, tous les lyceens ont des examens communs sauf... en histoire, langue et religion ou les tests sont differents d'une communaute a l'autre. Difficile de comprendre comment ce pays va s'en sortir avec des systemes d'education separes.

Haine entre les communautes : les croates ont un mot pour designer les musulmans et un autre pour designer les femmes voilees. Ils disent "boule". Intraduisible, ce mot exprime autant le mepris que la haine. Les enfants croates l'apprennent des leur enfance.

Espoir : pour Ana, il faut avoir de l'espoir dans les nouvelles generations. Selon elle, l'issue de son pays depend en grande partie de la facon dont sa generation elevera ses enfants. En tous cas, le plus important est "d'eviter un autre conflit"

Quelques elements plus... futiles

Aiguillage des trams : hallucinant. J'ai vu un chauffeur de tramway descendre de son vehicule pour changer manuellement l'aiguillage a une intersection.

Climatisation : tous les immeubles a Belgrade sont equipes d'un systeme de climatisation. Le seul probleme : ces systemes laissent tomber des gouttes d'eau dans la rue. Tous les 10 pas, vous vous recevez une goutte d'eau froide sur le front. Etrange...

Alcool : tous les soirs, je vois circuler des bieres. Les petits joueurs francais peuvent aller se coucher : ici, on vend la biere par bouteilles de deux litres ! Cote vin, j'ai teste un bon vin blanc, de Macedoine (Skovin 2006) et une piquette rouge, de Serbie (le vin qu'achetent les jeunes pour leurs soirees).

Big Mac : pour ceux qui souhaiteraient faire des comparaisons, le menu Best of Big Mac coute 3,40 euros. En France, c'est 6,5 euros (je crois). Rassurez-vous, je suis juste rentree regarder, je n'ai pas mange au Mac Do ! Les boulangeries ici regorgent de feuilletes a la feta, a la viande ou aux champignons, pour un prix variant de 20 centimes a 1 euro.

Camarade : alors que j'utilise ce mot quasiment quotidiennement dans mon organisation syndicale, il fait frissonner Ana. Lorsqu'elle allait a l'ecole pres de Sarajevo, elle devait appeler tous les autres eleves par leur prenom, precede de "camarade".

Greves etudiantes au Quebec : longue conversation avec Jean-Sebastien (l'independantiste quebecquois) sur leur mouvement etudiant contre la disparition des bourses. J-S a occupe des responsabilites importantes dans son organisation. Le mouvement a dure un an et a pris des proportions telles que le ministre de l'Education a du demissionner. Tres instructif. Il me donne plein d'idees pour les prochains mouvements etudiants francais !

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21 août 2007 2 21 /08 /août /2007 19:00
Il fait tres chaud (35 degres) et la pollution n'arrange vraiment rien. Malgre une furieuse envie de passer une bonne partie de la journee alongee a bouquiner, je me prends en main et me decide a sortir. Le musee historique et le musee national etant fermes, je choisis de visiter sur deux musees tres bien fournis et organises. D'abord, le musee Ivo Andric. Pour ceux qui n'ont pas suivi depuis le debut, ce yougoslave est ne en 1892 et a obtenu en 1961 le Prix Nobel de Litterature pour son livre (aue je recommande fortement) Le Pont sur la Drina. D'origine bosno-croate, il s'est installe a Belgrade pour les 20 dernieres annees de sa vie et constitue la fierte de beaucoup d'habitants de ce pays. Le musee est insatlle dans son appartement. Deux pieces ont ete laissees telles quelle. Je souris interieurement en apercevant 'Le Petit Larousse illustre' dans la bibliohteque. Quelques manuscrits, des photos, des objets personnels. Le musee est tout petit mais un document en anglais accompagne utilement la visite.

Deuxieme etape de la journee, le
musee ethmographique, qui presente une collection tres complete de costumes et d'objets serbes des XIXemme et debut de XXeme siecles. L'exposition est impressionnante. Detail amusant, j'interroge le jeune fille a l'entree sur l'objet de l'exposition. S'agit-il d'une exposition qui concerne la Serbie ou toute la Yougoslavie. "Juste la Serbie" me repond-t-elle. Je vais vite me rendre compte que la notion de "juste la Serbie" englobe en fait la Bosnie, le Montenegro et evidemment le Kosovo...

Je m'attarde devant de tres belles recomposition d'interieurs ruraux, devant des maquettes de maisons. J'apprend que le textile a ete l'une des plus importantes industries de la Serbie. Toutes les jeunes filles apprenaient a filer le coton, a realiser des tapis, des habits. La plupart etaient destines a l'usage domestique, certains etaient vendus dans les marches. Le plus imteressant sont les methodes utilisees pour colorer la matiere premiere. Beaucoup d'entre elles sont restees secretes, elles se transmettaient de mere en fille. De multiples plantes, fruits et acides etaient utilises pour donner des tons tres varies aux differents produits. Ci dessous, une photo d'un tapis serbe. Les motifs en forme de petite maison viennent de l'Empire Ottoman.Tapis-serbe.jpg
Tag-autour-d-une-ecole-01.jpg
Je me balade ensuite dans Belgrade, profite de la ville et me pose dans un parc pour piquer un somme. Je m'arrete devant une ecole dont les murs sont recouverts de tags. Dont une qui reprensente Jesus.


A mon retour a l'auberge, je discute avec deux jeunes polonais qui effectuent un grand tour dans l'Est de l'Europe. Encore des contacts, encore un voyage a prevoir ! Bref, les vacances !
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20 août 2007 1 20 /08 /août /2007 21:32
Une musique que j'aime bien ecouter en me baladant.

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Published by Caroline DE HAAS
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20 août 2007 1 20 /08 /août /2007 21:18
La ville pue, c'est donc un fait. Mais malgre ce petit desagrement, je me ballade pendant 4 heures dans la capitale.

Mc-Do-a-Belgrade.jpg
La ville est completement differente de Sarajevo. Grand immeubles (delabres), publicites de partout (le visage de Zidane surplombe une place du centre ville et Nivea s'etale de partout), Mac Donalds (avec une liste speciale de tous les Mac Do dans la brochure de l'office du tourisme) : nous sommes bien dans une capitale europeenne. Les immeubles sont tres hauts et m'etouffent. Un peu la meme sensation qu'a New York, mais avec la richesse et les paillettes en moins.


Un immeuble porte encore la trace de bombardements. J'essaie de le prendre en photo, un militaire me tombe dessus et me fait ranger mon appareil. Je finirais malgre tout par l'avoir.















Je visite la forteresse (Beogradska Tvrdava), maintes fois construite, detruite et reconstruite. Un parc tres agreable l'entoure, ou des dizaines de marchands de glace se sont installes. Deux petites eglises orthodoxes sont nichees juste en dessous des remparts.

Detail-du-monument-A-la-France.jpg
Les premieres traces de fortifications datent du 1er siecle apres JC.
Cette forteresse a ete l'un des plus puissants bastions militaires d'Europe. Je tombe en arret devant une exposition de canons et de chars a l'entree : drole d'impression. Dans le parc Kalemegdan, un monument a la gloire de la France. En remerciement de l'aide queles serbes ont recus pendant la !ere guerre mondiale.





Belgrade a un quartier intello et pieton (Skadarlija), compare par l'office du tourisme a Montparnasse. J'y passe rapidement et visite une exposition de peinture. Impossible de s'arreter dans un cafe pour se reposer. Tous les cafes passent en boucle une musiaue techno insupportable. Je marche donc, sans m'arreter, pendant 4 heures.

Peinture-orthodoxe.jpgNous sommes lundi, la plupart des musees sont fermes. J'ai quand meme la chance de trouver (au fonc de deux tres longs couloirs du siege de l'Eglise orthodoxe de Serbie), un petit musee remplit de tresors orthodoxes. Bibles, icons, croix sculptees en bois... Un regal. Le vieux monsieur qui tient le musee refuse de me faire payer l'entree.


En revenant vers l'auberge pour piquer un somme (la nuit dans le train a ete rude), je m'arrete devant l'Assemblee Nationale et l'ancien palais des dymasties serbes qui sert aujourd'hui a l'Assemblee de la ville de Belgrade. Photos dans l'album photo.

PS : les universites ici ressemblent beaucoup aux notres. Ci dessous, une photo de la fac de philo de Sarajevo et une photo de la fac de Belgrade.



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20 août 2007 1 20 /08 /août /2007 21:05
La premiere chose qui saute aux yeux, ou plutot au nez ici, c'est l'odeur. Il fait une chaleur etouffante, il y a beaucoup de circulation et de travaux et CA PUE ! Je suis Ana et Jean-Sebastien qui ont reserve des lits dans une auberge. Nous sommes accueillis par un monstre. Un vrai. 2 metres de haut, une longue barbe, torse nu avec un ventre enorme. Tres sympa une fois passee la petite frayeur du premier coup d'oeil.

Belgrad-auberge-001.jpgNous nous installons et commencons tres vite a discuter avec lui. On dirait presque qu'il attend ca. Pour lui, la guerre m'a ete qu'une vaste merde, qui a revele le cote le plus sombre des gens. Aujourd'hui, les serbes n'ont qu'une envie, profiter de la vie. Quand on le branche sur le Kosovo, il considere que cet Etat est deja independant dans les faits. Il nous explique qu'il ne peut, lui, y aller. Trop dangereux pour un serbe.



Un peu plus tard, quand il nous verra discuter de Sarkozy avec Adeline (francaise, qui revient d'Istanbul), il nous dira "mais c'est les vacances, pourquoi parlez-vous de politique ?"

L'autre gardien de l'auberge (
Bavle), qui prend la releve l'apres-midi, a une analyse un peu plus... tranchee de la situation. Il commence par m'expliquer que la guerre a ete declenchee par les musulmans (par un attentat lors d'un mariage serbe a Sarajevo en 1992). Ensuite, il me parle beaucoup des souffrances des serbes (tortures dans des prisons secretes en Bosnie). Il y a selon lui 1,5 M de refugies serbes des pays voisins en Serbie.
Il m'explique meme que le massacre de nombreux habitants de Sarajevo, pendant le siege (en 1994), sur un marche (voir photo terrible dans l'album Sarajevo) a ete realise par les musulmans et que le journaliste qui a essaye de dire la verite s'est fait vire. Pour lui, la guerre a ete orchestree par des mafieux, a qui les conflits profitent, pendant que les "normal people" payent le prix fort. Concernant le Kosovo, il considere aue les albanais n'ont qu'a retourner en Albanie s'ils ne sont pas contents.
Le Kosovo est le berceau historique de la Serbie. Il m'explique que c'est comme ci la Corse reclamait son independance. Selon lui, l'Albanie verse des fonds a la moitie des congressistes americains pour qu'ils appuient l'independance du Kosovo.


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Présentation

Excursion dans les Balkans


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Ce blog retrace le court voyage d'une semaine en Bosnie et en Serbie d'une étudiante en histoire. Partie chercher du soleil et du repos, j'ai trouvé entre Sarajevo et Belgrade des histoires, des gens et des cultures fascinants. Des impressions, des photos et quelques reflexions...

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