Excursion dans les Balkans


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Ce blog retrace le court voyage d'une semaine en Bosnie et en Serbie d'une étudiante en histoire. Partie chercher du soleil et du repos, j'ai trouvé entre Sarajevo et Belgrade des histoires, des gens et des cultures fascinants. Des impressions, des photos et quelques reflexions...

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Jeudi 16 août 2007

Premiere impression tres forte des l'avion: Le paasage de la hongrie a la bosnie est radical et impressionnant. D'un paysage de grandes plaines sans aucun petit valon pour couper le paysage completement monotone, on passe tout a coup a des collnies puis des montagnes a n'en plus finir. La Bosnie !

Pas de transport en commun depuis l'aeroport. Le taxi est donc un passage oblige. Je le partage avec un jeune francais qui vient travailler sur un film "experimental" (j'ai pas bien compris le concept).

Poser le sac a l'auberge et enfiler une tenue plus adaptee aux 30 degres au'il fat a l'exterieur me prend 20 minutes et je me lance dans Sarajevo. L'Office du tourisme distribue une revue intitulee "Le Tour de Sarajevo en 1 jour". Je vais passer la journee a croiser des etudiants francais avec le depliant a la main, suivant le meme chemin...

La premiere chose qui marque a Sarajevo, c'est les trous.

Trous dans les murs d'un immeuble sur deux, impacts des balles encore visibles.
Trous dans les trottoirs, qui sont pour certains d'entre eux encore defonces. Impression tres etrange de se retrouver sur un trottoir parisien avec plein de marques de chewing-gum. En s'approchant, on se rend compte que ce n'est pas ca...

Les travaux en cours un peu partout dans la ville creent un fond sonore (et olfactif) assez particulier.

Les yeux en prennent plein la vue tres vite. Tous les 300 metres, on tombe nez a nez, reellement, avec une mosquee.

Le depliant de l'office du tourisme conseille au touriste de se mettre a la mode bosniaque : c'est a dire selon eux, a la cool. Deux minutes apres avoir lu cette phrase, j'assiste en effet a une scene incroyable pour une parisienne (que je suis devenue). Une voiture est arretee au milieu de la rue et son conducteur discute avec un ami. Derriere lui, des vehicules attendent patiemment. Pas un klaxon, pas un sifflet, pas un juron... Hallucinant !

En montant au dessus de la ville, je m'arrete devant un cimetiere musulman. Il est tres grand et on en apercoit d'autres un peu partout en ville. Les tombes portent toutes une inscription qui se termine par 1992. Glacial...

En me baladant, je tombe sur deux expositions (il y en a partout ici). Des cliches d'un photographe (zijah gafic)  ayant bourlingue dans des endroits touches par le guerre : Liban, Afghanistan, Irak, Bosnie... Les photos sont tres belle bien que pas vraiment gaies. 

L'expo suivante a ete montee par le Conseil de l'Europe. Elle a vocation a sensibiliser les gens sur les violences faites aux femmes. Tres chouette.
Site de l'expo : (http://www.coe.int/t/dc/campaign/stopviolence/default_en.asp

Dans les monuments de Sarajevo, en plus des mosquees, des eglises orthodoxes et des cathedrales catholiques, je passe devant la bibliohteque. Elle a ete bombardee pendant le siege de Sarajevo : sur les 1,5 millions de livres qu'elle contenait, il n'en reste que 300 000. Emotion.

Demain, les musees et j'essaie de trouver un endroit ou il est possible de mettre les photos en ligne. La, l'ordinateur refuse. Je ne mets que des photos trouvees sur internet.

 

par Caroline DE HAAS publié dans : Visites
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Mercredi 15 août 2007
Je pars égalemMoleskine.jpgent équipée d'un carnet Moleskine, offert par les parents.

Les carnets Moleskine (du nom de la matière dans laquelle est fabriquée la couverture) ont été utilisés par des écrivains, des peintres, des poètes pour noter leurs remarques et leurs idées. Le plus fervent de ces utilisateurs fut Bruce Chatwin (son livre "En Patagonie" est brillant mais attention, il vous donne une furieuse envie d'aller vous installer là-bas et d'y élever des moutons).

Ca fait quand même très chic de dire que je pars en voyage avec un Moleskine...


Quand on sait ce que signifie le mot "Moleskine", le romantisme recule (Mole skin = peau de taupe).

par Caroline DE HAAS publié dans : Lecture, Ecriture
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Mercredi 15 août 2007
Départ demain matin. Beaucoup de raisons de s'angoisser et de ne pas dormir de la nuit. 
Une de ces bonnes raisons : je n'ai toujours pas mes billets. La compagnie Malev refusant les billets électroniques, il faut que je le retire au guichet (mais lequel ?) avant le départ de l'avion ("mais s'ils n'avaient enregistrer mon billet ?", "Et si le guichet était fermé ?"...).

Plusieurs raisons de s'enchanter. L'une d'elles est le romain d'Ivo Andric (prononcer le c "tche" mouillé) grâce auquel je traverse les siècles depuis le Pont de Visegrad (prononcer Vi"che"grad). Ce pont vient vient d'être classé patrimoine mondial de l'UNESCO (
http://whc.unesco.org/fr/list/1260). Ivo Andric raconte toutes les histoires dont a été témoin ce tour de force architectural et qui se sont transformées, au fil des années, en légendes et contes pour les petits et les grands. Le Pont fait le lien entre la Bosnie et la Serbie.

Ce pont a été construit par le grand vizir Mehmed Pacha Sokolović, fonctionnaire de haut rang dans l'empire Ottoman. Ce vizir était orignaire d'un petit village proche de Visegrad et fut enlevé, comme des centaines d'auters enfants, par les escortes de l'armée ottomane, les janissaires (
http://fr.wikipedia.org/wiki/Janissaire) pour servir dans cette "unité d'élite" de l'armée qui défendait le Sultan jusqu'à leur mort.

Comme les enfants de musulmans ne pouvaient être réduits en esclavages, les ottomans organisaient à intervalles régulier la devchirmé ("cueillette" en turc) qui consistait à enlever des enfants chrétiens, juifs ou orthodoxe des provinces de l'empire.

Visegrad n'est pas accessible en train mais le réseau des bus étant assez développé en Bosnie, je trouverai bien un moyen pour y arriver et faire une halte sur le Pont de la Drina.

No-man-s-land.jpgAu programme de la pause à Paris : "
No Man's Land", le film de Danis Tanovic qui a reçu le prix du scénario à Cannes en 2001. Film sur l'absurdité de la guerre, qui montre également l'impuissance de la communauté internationale lors de la guerre en Bosnie.

Rien à voir mais j'en ai profité pour voir le film de Nadine Labaki,
Caramel, qui se déroule à Beyrouth, dans un salon de beauté. L'histoire est tranquille, calme et très belle, la bande originale vous embarque dans le film sans crier gare. Un petit moment de bonheur.


par Caroline DE HAAS publié dans : En vrac
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