Excursion dans les Balkans


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Ce blog retrace le court voyage d'une semaine en Bosnie et en Serbie d'une étudiante en histoire. Partie chercher du soleil et du repos, j'ai trouvé entre Sarajevo et Belgrade des histoires, des gens et des cultures fascinants. Des impressions, des photos et quelques reflexions...

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Visites

Mardi 21 août 2007
Il fait tres chaud (35 degres) et la pollution n'arrange vraiment rien. Malgre une furieuse envie de passer une bonne partie de la journee alongee a bouquiner, je me prends en main et me decide a sortir. Le musee historique et le musee national etant fermes, je choisis de visiter sur deux musees tres bien fournis et organises. D'abord, le musee Ivo Andric. Pour ceux qui n'ont pas suivi depuis le debut, ce yougoslave est ne en 1892 et a obtenu en 1961 le Prix Nobel de Litterature pour son livre (aue je recommande fortement) Le Pont sur la Drina. D'origine bosno-croate, il s'est installe a Belgrade pour les 20 dernieres annees de sa vie et constitue la fierte de beaucoup d'habitants de ce pays. Le musee est insatlle dans son appartement. Deux pieces ont ete laissees telles quelle. Je souris interieurement en apercevant 'Le Petit Larousse illustre' dans la bibliohteque. Quelques manuscrits, des photos, des objets personnels. Le musee est tout petit mais un document en anglais accompagne utilement la visite.

Deuxieme etape de la journee, le
musee ethmographique, qui presente une collection tres complete de costumes et d'objets serbes des XIXemme et debut de XXeme siecles. L'exposition est impressionnante. Detail amusant, j'interroge le jeune fille a l'entree sur l'objet de l'exposition. S'agit-il d'une exposition qui concerne la Serbie ou toute la Yougoslavie. "Juste la Serbie" me repond-t-elle. Je vais vite me rendre compte que la notion de "juste la Serbie" englobe en fait la Bosnie, le Montenegro et evidemment le Kosovo...

Je m'attarde devant de tres belles recomposition d'interieurs ruraux, devant des maquettes de maisons. J'apprend que le textile a ete l'une des plus importantes industries de la Serbie. Toutes les jeunes filles apprenaient a filer le coton, a realiser des tapis, des habits. La plupart etaient destines a l'usage domestique, certains etaient vendus dans les marches. Le plus imteressant sont les methodes utilisees pour colorer la matiere premiere. Beaucoup d'entre elles sont restees secretes, elles se transmettaient de mere en fille. De multiples plantes, fruits et acides etaient utilises pour donner des tons tres varies aux differents produits. Ci dessous, une photo d'un tapis serbe. Les motifs en forme de petite maison viennent de l'Empire Ottoman. Tapis-serbe.jpg
Tag-autour-d-une-ecole-01.jpg
Je me balade ensuite dans Belgrade, profite de la ville et me pose dans un parc pour piquer un somme. Je m'arrete devant une ecole dont les murs sont recouverts de tags. Dont une qui reprensente Jesus.


A mon retour a l'auberge, je discute avec deux jeunes polonais qui effectuent un grand tour dans l'Est de l'Europe. Encore des contacts, encore un voyage a prevoir ! Bref, les vacances !
Par Caroline DE HAAS
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Lundi 20 août 2007
La ville pue, c'est donc un fait. Mais malgre ce petit desagrement, je me ballade pendant 4 heures dans la capitale.

Mc-Do-a-Belgrade.jpg
La ville est completement differente de Sarajevo. Grand immeubles (delabres), publicites de partout (le visage de Zidane surplombe une place du centre ville et Nivea s'etale de partout), Mac Donalds (avec une liste speciale de tous les Mac Do dans la brochure de l'office du tourisme) : nous sommes bien dans une capitale europeenne. Les immeubles sont tres hauts et m'etouffent. Un peu la meme sensation qu'a New York, mais avec la richesse et les paillettes en moins.


Un immeuble porte encore la trace de bombardements. J'essaie de le prendre en photo, un militaire me tombe dessus et me fait ranger mon appareil. Je finirais malgre tout par l'avoir.















Je visite la forteresse (Beogradska Tvrdava), maintes fois construite, detruite et reconstruite. Un parc tres agreable l'entoure, ou des dizaines de marchands de glace se sont installes. Deux petites eglises orthodoxes sont nichees juste en dessous des remparts.

Detail-du-monument-A-la-France.jpg
Les premieres traces de fortifications datent du 1er siecle apres JC.
Cette forteresse a ete l'un des plus puissants bastions militaires d'Europe. Je tombe en arret devant une exposition de canons et de chars a l'entree : drole d'impression. Dans le parc Kalemegdan, un monument a la gloire de la France. En remerciement de l'aide queles serbes ont recus pendant la !ere guerre mondiale.





Belgrade a un quartier intello et pieton (Skadarlija), compare par l'office du tourisme a Montparnasse. J'y passe rapidement et visite une exposition de peinture. Impossible de s'arreter dans un cafe pour se reposer. Tous les cafes passent en boucle une musiaue techno insupportable. Je marche donc, sans m'arreter, pendant 4 heures.

Peinture-orthodoxe.jpg Nous sommes lundi, la plupart des musees sont fermes. J'ai quand meme la chance de trouver (au fonc de deux tres longs couloirs du siege de l'Eglise orthodoxe de Serbie), un petit musee remplit de tresors orthodoxes. Bibles, icons, croix sculptees en bois... Un regal. Le vieux monsieur qui tient le musee refuse de me faire payer l'entree.


En revenant vers l'auberge pour piquer un somme (la nuit dans le train a ete rude), je m'arrete devant l'Assemblee Nationale et l'ancien palais des dymasties serbes qui sert aujourd'hui a l'Assemblee de la ville de Belgrade. Photos dans l'album photo.

PS : les universites ici ressemblent beaucoup aux notres. Ci dessous, une photo de la fac de philo de Sarajevo et une photo de la fac de Belgrade.



Par Caroline DE HAAS
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Dimanche 19 août 2007

Dimanche - 12h15

Par hasard ce matin, je suis passee devant la vieille eglise orthodoxe de Sarajevo (veille eglise de l'Archange Saint-Michel). Un petit bijoux. Ces fondations remontent au V ou VI eme siecle mais son aspect actuel date de 1730 (nombreux incendies au cours des siecles).
Vue-de-l-eglise.jpg

L'exterieur de l'eglise est assez sobre. Au dessus des deux petites portes d'entree, sont peint la vierge Marie et un ange. L'interieur, par contre, est extremement riche. De nombreuses icones, retables, peintures sont disposees un peu partout dans l'eglise.
 
Un petit musee se trouve juste a cote, dans lequel on peut admirer des magnifiaues icones des 16e, 17e et 18e siecle. Quelques vieux livres religieux, des etoles et des coiffes de pretres orthodoxes ainsi que de nombreuses peintures sont exposes.
 
Il se degage de cet ensemble une tres grande serenite, qui surprend lorsqu'on entre. L'eglise se trouve en effet juste sur la grande rue de Sarajevo, ou les voitures n'arretent pas de passer.

Peinture-murale.jpg
 
Par Caroline DE HAAS
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Samedi 18 août 2007
Samedi  - 14h

Depart ce matin en Train pour Mostar. Levee a 5h50 pour etre sure d'avoir une place dans la douche (1 pour 32 personnes, il faut se battre...). Le train part a 7h et met 2h30 pour relier Sarajevo a Mostar (130 km). C'est le moyen de transport le plus lent... mais le plus beau.

En arrivant pres de Mostar, le train suit le cours de la Neretva, fleuve entoure de montagnes. C'est superbe. Cote train, rien de particulier. Des telephones portables qui sonnent (tiens, comme chez nous) et, malgre un panneau non-fumeur assez visiblement place, des gens qui fument (restons calmes, c'est les vacances).

Arrivee a Mostar, ville decrite par tous les guides (enfin, le seul que j'ai trouve) comme "une des perles de la Bosnie-Herzegovine". Le probleme, c'est que tous les tours operators se sont passe le mot. Il y a plus de touristes ici qu'a Sarajevo ! Le centre ville etant tout petit, on se marche les uns sur les autres. Si vous ne faites pas attention et que vous levez le nez pour admirer un minaret, vous risquez de vous retrouver pris au piege au milieu d'un groupe entier de touristes parlant tres fort allemand, anglais ou hollandais. Drole d'impression !

Dans le centre, tous les prix sont affiches en euros. Bref, ambiance un peu surfaite. Il fait 35 degres, la ville est remplie de voitures. Mostar ne me laissera pas un souvenir imperissable.

Je visite une maison ottomane : tapis magnifiques, tabourets em bois finement sculptes.

La ville a deux particularites (plus en fait, mais c'est celles la que je retiens) :

IMG-0130.jpg - le fameux pont, constuit en 1566 par un architecte renomme de l'Empire Ottoman et entierement detruit en 1993 pendant la guerre. Il a ete detruit deliberement par les croates car il symbolisait la grandeur passee de l'Empire Ottoman, et donc de la culture des bosniaques, musulmans. Reconstruit apres la guerre, il fait aujourd'hui partie du patrimoine mondial de l'UNESCO. Il s'eleve a 21m au dessus de la Neretva. Une exposition photo montre le pont dans la guerre. De 1992 a 1993, on le voit peu a peu partir en morceaux. Photos ce soir


- sa division en deux entites distinctes. Alors que Mostar faisait partie d'une des villes les plus melangees du pays, melant les communautes sans reelles distinctions, la guerre a fait, encore plus ici qu'ailleurs des ravages. Aujourd'hui, il existe deux Mostar. Le Mostar Est (bosniaque, mulsulman) et le Mostar Ouest (croate, catholique). Il existe deux mairies, deux offices du tourisme et tenez vous bien : deux systemes de poste ! En 2004, le Haut Representant (personne nommee par la communaute internationale et qui est chargee de faire vivre l'entite politique abimee qu'est la Bosnie-Herzegovine) a pris un decret obligeant les deux Mostar a se reunifier. Chemin difficile...

IMG-0120.jpg Cette division est particulierement palpable lorsqu'on se promene dans la ville : l'Eglise catholique, construite en 2001, entierement  beton, dont le clocher monte plus haut que le plus grand des minarets semble narguer le quartier bosniaque qui se trouve en face. Le long de l'avenue qui separe les deux Mostar, le "Bulevar", les immeubles en ruines ou cribles d'impacts de balles se succedent. Meme lorsqu'on leve les yeux vers les montagnes, les antagonismes nous sautent a la figure : a l'Ouest, une immense croix catholique (10 metres de haut) surplombe la ville. A l'Est, en face, une inscription dans la montagne : "Tito Volimo Te" (Tito, nous t'aimons).

Une organisation rassemble des associations qui luttent pour que les communautes retissent des liens. Je passe par le local de l'une d'entre elle ou se prepare un concert.

La ville porte de maniere beaucoup plus visible qu'a Sarajevo les marques de la guerre. A chaque coin de rue, un immeuble en ruine avec un panneau indiquant le danger. Les fonds manquent pour renover les batiments. Quelques photos ce soir.

Encore un mot, histoire de parfaire votre culture generale. Mostar vient de "mostari", nom donne au XVeme siecle aux gardiens ottomans qui gardaient le pont (a l'epoque construit en bois), point de passage strategique entre le nord et le sud.

Par Caroline DE HAAS
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Vendredi 17 août 2007
Vendredi 17 aout - 2 heures du matin

Je me disais bien aussi que 10 € pour la nuit, petit dejeuner inclus, ce n etait pas cher. Pour cause.
Un dortoir de 15 m2 contenant 8 personnes (filles et garcons melanges), une salle de bain pour 4 dortoirs (32 personnes) avec deux douches et un WC. La nuit fut donc... entrecoupee. Reveillee par ceux qui rentrent tard, les autres qui partent tot.

Vendredi 17 aout – 15h45
 
Tee-shirt.jpg Une matinee bien remplie et pleine de chocs.
  
Choc religieux tout d abord. La place aux pigeons (centre de la vieille ville) est occupe par un stand de valorisation de la „culture bosniaque“. En fait, un stand de proselytes musulmans. Je m'approche et la, vision d'horreur, un tee-shirt sur lequel il est inscrit : „Darwin vous ment“.


Etape suivante, visite de la grande Mosquee, la plus grande de cette partie de l'Europe. Tres belle... mais, attention : port du voile obligatoire (pour les femmes seulement, je precise). Deuxieme choc. Sinon, la mosquee est tres belle (voir album photo)
  Moi-voilee.jpg
La journee avait pourtant bien commence. Ce matin, j'ai visite deux musees. Le National Museum, dont le batiment a ete entierement reconstruit et aui abrite des collections assez variees. Faune et flore (je suis vite passee), archeologie (malheureusement, aucune explication en anglais) et surtout, ethnologie. Est presentee la vie en Bosnie-Herzegovine sous l'Empire Ottoman. Une maison est reproduite a l'identique. C'est tres beau, tres fin. Tous les objets en bois (armoires, fenetres, portes) sont taillees, decorees et peintes. Les costumes sont tres riches et l'expo nous montre bien les differentes communautes aui vivaient ensemble a cette epoque. Une scene de “court law“ est reproduite : on y voit le juge avec la Charia, le chef d'un village orthodoxe, le rabbin et le bey (dignitaire musulman) discuter ensemble d'une affaire commerciale.
Musee-historique-de-Sarajevo.jpg
Le deuxieme musee a reouvert recemment puisque le guide (edition 2005) mentionne qu'il est encore ferme. Il s'agit du musee historique. Pour la premiere fois, une exposition qui traite de la guerre, plus precisemment du siege de Sarajevo.
 
Ce siege a dure 3 ans ½. Des milliers de personnes sont mortes, par des tirs de Snipers serbes postes sur les toits des immeubles ou lors de massacres (sur des marches ou dans des files d'attente devant des boulangeries). Durant toute la duree du siege, un tunnel (inconnu de l'armee serbe) reliait la ville vers l'exterieur et permettait de lui fournir de l'electricite.

IMG-0081.jpg
 
Sentiment assez etrange des le debut de l'exposition : le premier panneau precise que les exposants ont essaye d'eviter tout jugement definitif, opinion ideologique ou analyse politique, laissant cette tache aux historiens. Comme ci la guerre ne faisait pas encore vraiment partie de l'histoire. L'exposition est tres violente mais montre que dans toutes les situations, l'homme prend le dessus. Bricolages, solidarites, culture, editions de journaux : malgre l'horreur, le "vie“ continue.
  IMG-0083.jpg
Je n'arrive pas encore bien a comprendre comment aborder l'histoire de la Bosnie, celle de la guerre avec les gens. Cette histoire mele des communautes qui se sont  massacrees et qui doivent maintenant vivre ensemble. Sujet difficile a aborder. J espere que ma rencontre avec les jeunes socialistes, dimanche, me permettra de mieux comprendre.
 
Dans le jardin du musee, ferme au public, le mur a ete repeint : les impacts de balle ont ete tranforme en etoiles.
 
IMG-0082.jpg Deuxieme exposition dans ce meme musee, sur l'histoire de la Bosnie. Je m'emerveille sur la richesse de ce pays qui a, au fil des invasions et des partages de territoires entre les nations, a connu un moyen-age chretien puis une periode ottomane completement differente, avant de retomber sous l'influence de l'Occident via l'Autriche-Hongrie puis de vivre pendant 45 ans sous un regime communiste. Il en resulte une histoire completement bariolee.
 
Je passe ensuite par la gare (voir album photo) pour acheter mon billet du lendemain (aller retour a Mostar). La gare est tres.... stalinienne. A tel point d ailleurs aue lorsque je veux prendre une photo de l'interieur (ou l'on peut admirer deux immenses peintures murales de Coca Cola), un garde me rappelle a l'ordre et me montre un petit panneau aue je n'avais pas vu : photos interdites Tramway-Sarajevo.jpg
 
Petit trajet en tram pour retourner dans le centre ou je m'arrete pour mager un des plats nationaux : l'ascinica. Il faut choisir entre plein de possibilites. Ičpossible ! Je demande une assiette avec un peu de tout et goute les oignons farcis, les feuilles de vignes farcies, le poivron farci, le navet farci... Le tout trempant dans un bouillon delicieux.
 
Voila, maintenant, direction la piscine pour perdre tout ca (et surtout parce qu'il fait diablement trop chaud pour envisager toute autre activite) !
 
Par Caroline DE HAAS
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Jeudi 16 août 2007

Premiere impression tres forte des l'avion: Le paasage de la hongrie a la bosnie est radical et impressionnant. D'un paysage de grandes plaines sans aucun petit valon pour couper le paysage completement monotone, on passe tout a coup a des collnies puis des montagnes a n'en plus finir. La Bosnie !

Pas de transport en commun depuis l'aeroport. Le taxi est donc un passage oblige. Je le partage avec un jeune francais qui vient travailler sur un film "experimental" (j'ai pas bien compris le concept).

Poser le sac a l'auberge et enfiler une tenue plus adaptee aux 30 degres au'il fat a l'exterieur me prend 20 minutes et je me lance dans Sarajevo. L'Office du tourisme distribue une revue intitulee "Le Tour de Sarajevo en 1 jour". Je vais passer la journee a croiser des etudiants francais avec le depliant a la main, suivant le meme chemin...

La premiere chose qui marque a Sarajevo, c'est les trous.

Trous dans les murs d'un immeuble sur deux, impacts des balles encore visibles.
Trous dans les trottoirs, qui sont pour certains d'entre eux encore defonces. Impression tres etrange de se retrouver sur un trottoir parisien avec plein de marques de chewing-gum. En s'approchant, on se rend compte que ce n'est pas ca...

Les travaux en cours un peu partout dans la ville creent un fond sonore (et olfactif) assez particulier.

Les yeux en prennent plein la vue tres vite. Tous les 300 metres, on tombe nez a nez, reellement, avec une mosquee.

Le depliant de l'office du tourisme conseille au touriste de se mettre a la mode bosniaque : c'est a dire selon eux, a la cool. Deux minutes apres avoir lu cette phrase, j'assiste en effet a une scene incroyable pour une parisienne (que je suis devenue). Une voiture est arretee au milieu de la rue et son conducteur discute avec un ami. Derriere lui, des vehicules attendent patiemment. Pas un klaxon, pas un sifflet, pas un juron... Hallucinant !

En montant au dessus de la ville, je m'arrete devant un cimetiere musulman. Il est tres grand et on en apercoit d'autres un peu partout en ville. Les tombes portent toutes une inscription qui se termine par 1992. Glacial...

En me baladant, je tombe sur deux expositions (il y en a partout ici). Des cliches d'un photographe (zijah gafic)  ayant bourlingue dans des endroits touches par le guerre : Liban, Afghanistan, Irak, Bosnie... Les photos sont tres belle bien que pas vraiment gaies. 

L'expo suivante a ete montee par le Conseil de l'Europe. Elle a vocation a sensibiliser les gens sur les violences faites aux femmes. Tres chouette.
Site de l'expo : (http://www.coe.int/t/dc/campaign/stopviolence/default_en.asp

Dans les monuments de Sarajevo, en plus des mosquees, des eglises orthodoxes et des cathedrales catholiques, je passe devant la bibliohteque. Elle a ete bombardee pendant le siege de Sarajevo : sur les 1,5 millions de livres qu'elle contenait, il n'en reste que 300 000. Emotion.

Demain, les musees et j'essaie de trouver un endroit ou il est possible de mettre les photos en ligne. La, l'ordinateur refuse. Je ne mets que des photos trouvees sur internet.

 

Par Caroline DE HAAS
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